Immobilier à Sept-Îles et Port-Cartier : acheteurs cherchent maison!

Les propriétaires de résidence de Sept-Îles et de Port-Cartier ne se bousculent pas pour mettre leur maison en vente, soutient Marc Pelletier, agent immobilier chez Via Capital Horizon. « Normalement, il devrait y avoir aux alentours de 300 maisons à vendre dans le secteur Sept-Îles/Port-Cartier. Mais aujourd’hui on est loin de ça. Je vous dirais que si on est à 150, 155, c’est beau », observe le courtier qui compte onze années d’expérience dans ce marché.

Le nombre limité de maisons disponibles joue sur le prix de vente. Selon Marc Pelletier, une maison typique se vend environ 15% plus cher que le prix affiché. S’il s’agit d’un gain avantageux pour le vendeur, la réalité observée dans cette partie de la Côte-Nord n’a cependant rien à voir avec celle observée sur d’autres marchés. « Vendre des 80 mille et des 100 mille au-dessus des prix inscrits comme ils ont vécu l’an dernier à Montréal, on n’a pas vraiment vécu ça ici. Oui on a eu des offres multiples, à deux offres, trois offres, mais pas des 14-15 offres comme ils ont vécu en dans la métropole », précise monsieur Pelletier.

L’année a toutefois bien débuté à Sept-Îles et Port-Cartier, estime Marc Pelletier. « Les mois de mai, juin, juillet, août et septembre de l’an dernier, c’était spectaculaire. Même ce printemps, on vendait plus de maisons qu’on en inscrivait. Et c’est presque jamais arrivé, là », raconte le courtier qui ajoute que « l’espèce d’effervescence où on sentait que les prix pouvaient monter, on l’a sentie plus en février, mars, avril, mai et aller jusqu’à juin 2021. » L’enthousiasme des acheteurs s’observe d’ailleurs dans les ventes enregistrées au cours des douze derniers mois. « Une année normale, à Sept-Îles, est aux alentours de 198 à 205 maisons vendues. Là on en a vendu 260. À Port-Cartier, on en a vendu 84 au cours des 12 derniers mois, puis normalement il s’en vend 45 à 50. »

Le courtier immobilier sent toutefois que le marché tend à se stabiliser en ce moment dans la région. Selon lui, la croissance des ventes se poursuivra, mais à un rythme plus lent qu’au cours des derniers mois.