IOC n’est plus à vendre

Une partie des installations de la compagnie minière IOC à Sept-Îles

Rio Tinto ne cherche plus à vendre ses actions totalisant 59% de la compagnie Iron Ore Canada, qui transborde du fer du Labrador au Port de Sept-Îles.

Le Wall Street Journal et l’agence Reuters rapportent que la multinationale Rio Tinto n’a pas trouvé d’acheteur, malgré diverses tentatives ponctuelles depuis 2013 de vendre ses actifs dans IOC. Rio Tinto espérait 6 milliards $US pour sa filiale canadienne.

Selon le directeur général de Desjardins Ressources Naturelles Côte-Nord, Steeve Chapados, ArcelorMittal aurait aussi de la difficulté à vendre ses installations à Fermont et Port-Cartier. Très peu d’entreprises à travers le monde sont habilitées à opérer des mines de fer, un chemin de fer et une usine de bouletage.

Arcelor étudie le potentiel de vente de ses activités de minerai de fer au Canada, pour récupérer de la liquidité.

Le spécialiste en Mines et Métaux, Steeve Chapados, calcule que l’évaluation de l’agence américaine Bloomberg sous-estime la valeur d’ArcelorMittal Mines Canada à 2 milliards de dollars US.

Le coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, ne s’inquiète pas de la vente possible d’Arcelor à l’approche d’une négociation pour le renouvellement du contrat de travail de près de 2 600 syndiqués à Fermont et Port-Cartier.

L’entreprise réalise de bons profits au prix du fer actuel et un acheteur aura besoin de connaître les coûts de production.