Jour de la Terre : Les deux industries les plus polluantes de la Côte-Nord en font-elles assez?

En ce jour de la Terre, nous pouvons nous demander, est-ce que les deux grandes industries polluantes de la Côte-Nord en font assez pour l’environnement? Analysons le tout.

La production de minerai de fer et d’aluminium pollue, parmi les 10 usines les plus polluantes au Québec, on retrouve l’Aluminerie Alouette et l’usine de bouletage de Port-Cartier d’ArcelorMittal. En 2020, les deux usines ont produit l’équivalent de 1 940 444 tonnes métriques d’équivalent de CO2. On note cependant une réduction de 132 640 tonnes métriques d’équivalent de CO2 comparativement à l’année 2019.

Les usines posent des actions afin de réduire leur impact sur l’environnement. L’usine de bouletage de Port-Cartier a annoncé que d’ici 2025, elle réduira de 200 000 t éq. CO2/an par la modification du procédé de fabrication des boulettes de fer à l’usine port-cartoise. Les nouvelles opérations utilisant des fours à arcs électriques permettront de produire des « boulettes à réduction directe » avec une très faible teneur en silice

La relance du complexe intégré pour relancer l’usine de biocarburant et stabiliser les activités à la Scierie Arbec permettra à cette même usine d’utiliser du biocarburant pour remplacer le mazout. Encore faut-il que ce projet voit le jour.

ArcelorMittal souhaite aussi remplacer le mazout par l’électricité, le bio charbon et l’hydrogène d’ici quelques années, mais pour l’instant, cela n’est pas fait.

L’Aluminerie Alouette était classée en 2020 la troisième usine la plus polluante au Québec. Cependant, dans le monde entier, l’aluminium produit à Sept-Îles possède la plus faible empreinte carbone au monde grâce à l’utilisation de l’électricité. Le rapport de développement durable de l’aluminerie de Pointe-Noire décrit que l’industrie recycle ou valorise à l’intérieur même de ses opérations plus de 80 % des matières générées.

Depuis février dernier, le gaz naturel liquéfié a fait son entrée à l’usine, le GNL remplacera le mazout lourd pour cuire les blocs de carbone, ce qui va réduire de 30% les gaz à effet de serre liés à la cuisson des anodes de l’aluminerie de Sept-Îles.