La baisse du prix du fer n’inquiète pas encore le syndicat des Métallos

Nicolas Lapierre, coordonnateur du syndicat des Métallos de la Côte-Nord (Photo Benjamin Ducornait - Macotenord.com)

La baisse du prix du fer a un impact limité pour l’instant sur les exportations à partir de Port-Cartier et Sept-Îles, en dehors de la fermeture de la mine de Tata Steel à Schefferville. Les compagnies continuent de faire des profits, calcule le coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

«On est loin de la crise des années 1980. Il y a un an, la tonne de fer se vendait à un prix record au-dessus de 200$ US. On est habitué au cycle du fer», commente Nicolas Lapierre. Selon lui, les minières qui opèrent dans la région sont encore dans une zone profitable confortable, grâce à la prime pour le fer de haute pureté de la fosse du Labrador.

Impacts limités

Les travailleurs de Tata Steel ne sont pas syndiqués. La multinationale exporte un fer DSO, de moindre qualité, rappelle Monsieur Lapierre. La fermeture de la mine près de Schefferville a un impact à Sept-Îles où le minerai est transbordé pour exportation.

Le coordonnateur des Métallos s’attend à ce que la baisse du prix du fer serve d’argument à la compagnie minière Rio Tinto IOC avec qui les négociations commencent dans quelques jours pour le renouvellement de la convention collective.

Entrevue avec Nicolas Lapierre, coordonnateur du syndicat des Métallos de la Côte-Nord

Les compagnies minières sont à la base de l’économie de la Côte-Nord, remarque le syndicaliste Nicolas Lapierre. Les Métallos sont fiers d’avoir décroché au fil des ans des conditions de travail avantageuses, à force de négociations et de conflits.