La Côte-Nord fait encore mauvaise figure en matière de violence envers les femmes

Mylène Bertrand et Paméla Tanguay du Centre Femmes aux 4 vents de Sept-Îles

La Côte-Nord présente encore des statistiques démontrant que les femmes victimes de violence conjugale sont beaucoup plus nombreuses que la moyenne au Québec, soutient l’intervenante Mylène Bertrand. Les demandes abondent dans les groupes d’entraide dans la communauté innue de Uashat mak Maliotenam et à Sept-Îles, remarque-t-elle.

Le phénomène touche toutes les générations. «Il faut en parler! La sensibilisation et la prévention doivent s’intensifier. La relation commence toujours au départ par une histoire d’amour. La violence s’installe souvent sournoisement», témoignent Mylène Bertrand et Paméla Tanguay du Centre Femmes aux 4 Vents de Sept-Îles.

Entrevue avec Paméla Tanguay et Mylène Bertrand, Centre Femmes aux 4 vents de Sept-Îles

La campagne annuelle de 12 jours d’actions contre la violence faite aux femmes est encore essentielle sur la Côte-Nord, selon les organisations impliquées. Cinq groupes réalisent à Sept-Îles, Uashat mak Maliotenam depuis quelques jours diverses activités de sensibilisation concernant plusieurs formes de violence.

L’événement se termine sur des commémorations du 6 décembre 1989, alors que 14 jeunes femmes ont été assassinées à l’École Polytechnique de Montréal, seulement parce qu’elles étaient des femmes. Les organismes impliqués se regrouperont avec des kiosques d’information aux Galeries Montagnaises à Sept-Îles-Uashat le 6 décembre 2023.