La Côte-Nord subit une dévitalisation inquiétante, conclut les portraits de l’IRÉC

Presque toutes les paroisses de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord ont perdu une grande partie de leur population.

Le vieillissement de la population de la Côte-Nord, plus marqué qu’ailleurs, ne permet pas de soutenir son développement économique. Pour 100 citoyens âgés de 55 à 64 ans, il y a 63 personnes de 20 à 29 ans. La dévitalisation inquiète l’IRÉC, qui publie aujourd’hui trois portraits de la Côte-Nord.

Une municipalité sur deux sur la Côte-Nord est plus durement touchée par le renouvellement négatif de la main-d’œuvre. Dans le contexte de la pénurie qui affecte tout le Québec, la Côte-Nord a un problème, selon le directeur général de l’Institut de recherche sur l’économie contemporaine Robert Laplante.

La population active va manquer et le fly-in|fly-out va s’accentuer. Robert Laplante constate que les hausses de salaire consenties par les entreprises de la Côte-Nord ne suffisent pas. L’augmentation de 2,75$ de l’heure ne permet pas de combler les postes vacants, même si elle aide à garder les travailleurs en poste.

L’IRÉC publie aujourd’hui sur son site web un portrait de la situation des entreprises de la Côte-Nord, un portait du marché du travail régional et un indice du développement économique.