La députée fédérale de la Côte-Nord craint une hausse des droits américains sur le bois d’œuvre

La députée Marilène Gill souhaite que le fédéral fasse sa part pour le désenclavement de la Côte-Nord (Photo Facebook Marilène Gill)

Durement éprouvée par les feux de forêt et un accès difficile aux liquidités, l’industrie forestière de la Côte-Nord n’a pas besoin d’une hausse des tarifs douaniers américains sur le bois d’œuvre, soutient Marilène Gill. La députée de Manicouagan et le Bloc Québécois exigent qu’Ottawa assume ses responsabilités et mette immédiatement en place des mesures concrètes pour protéger l’économie des régions comme la Côte-Nord contre les tactiques commerciales américaines.

« Il faut agir maintenant pour notre industrie forestière!», soutient la députée Gill. Le Bloc estime qu’en tant que partenaire commercial clé des Américains, le gouvernement fédéral a la responsabilité d’obtenir des conditions commerciales acceptables.

« Il est aberrant de constater que le gouvernement fédéral n’a toujours rien fait pour appuyer nos entreprises forestières qui font face à une forte hausse des droits de douane sur le bois d’œuvre canadien imposés par les États-Unis, signale Marilène Gill. La forêt est le pilier économique de plusieurs régions du Québec, dont la Côte-Nord. Elle représente des milliers d’emplois.»

Elle juge que la situation est fragile, si l’industrie ne reçoit pas le soutien nécessaire. Le Bloc Québécois réclame de l’aide tangible aux entreprises avec la mise en place d’un programme de prêts. Le parti politique d’opposition demande au gouvernement Trudeau de faire reconnaître le régime forestier québécois, qui est conforme aux exigences du libre-échange.