La députée Gill et plusieurs syndicats jugent qu’Ottawa abandonne les travailleurs saisonniers

La députée de Manicouagan Marilène Gill (Crédit photo: Bernard Thibodeau, House of Commons Photo Services)

L’industrie saisonnière en région est en péril plus que jamais, avec les règles actuelles du programme d’assurance-emploi. Un regroupement de vingt syndicats et organismes de défense des chômeurs, ainsi que la députée de la Côte-Nord Marilène Gill réclament qu’Ottawa amorce de toute urgence une réforme.

L’Alliance interprovinciale Québec-Maritime et la députée bloquiste réaffirment la nécessité d’une réforme globale et immédiate de l’assurance-emploi à la suite de l’abandon des mesures temporaires de la pandémie. On revient à des règles qui font en sorte que plusieurs travailleurs sont abandonnés par le programme.

«Ils vivent le phénomène du «trou noir» depuis longtemps. Or, cette année, avec des taux de chômage historiquement bas, cette situation s’amplifie. Il faudra plus d’heures pour se qualifier, soit 700 heures dans 11 régions économiques sur 12», explique la députée de Manicouagan.

Pour le Bloc Québécois, il s’agit d’un abandon des régions. «Le tourisme, les pêcheries, l’agriculture, la foresterie, la chasse et la construction seront durement touchés. Ces secteurs saisonniers sont essentiels à la vitalité économique des régions du Québec», rappelle la députée Gill.