La ferme Ragnarüches aimerait devenir une attraction touristique à Port-Cartier

Geneviève Desrochers

La ferme Ragnarüches attire naturellement les regards sur la Côte-Nord par son produit inusité dans une région nordique, le miel. Les abeilles nord-côtières se portent bien, affirme Sébastien Jean, copropriétaire de la ferme, mais ce n’est pas le cas pour les autres abeilles ailleurs sur le globe.

Geneviève Desrochers et Sébastien Jean en ont fait un projet de retraite. Ils ne voulaient pas appeler le rucher avec un nom classique comme « le rucher 138 », ou « le rucher Boréal », ils ont opté pour Ragnarüches, en faisant référence à la mythologie Vikings. Les Valkyries sont des guerrières volantes qui accompagnaient les dieux lors du Ragnarök (fin du monde). Il y a un lien avec les abeilles, qui volent et qui doivent faire face à un genre de Ragnarök, lorsque l’on parle des changements climatiques, la perte des habitats, les pesticides, etc. 

Les abeilles de la Côte-Nord.

Les abeilles de la Côte-Nord se portent mieux que la plupart des autres abeilles ailleurs dans le monde qui subissent les conséquences de tous ces enjeux. Le bâtiment de la ferme Ragnarüches est celui de l’ancienne caserne de pompier de Port-Cartier. Monsieur Jean est emballé d’offrir d’ici quelques années une panoplie de produits avec le miel de la Côte-Nord, qui a sa propre saveur, en raison des fleurs que le retrouve dans le secteur.

Le couple aimerait aussi faire de la ferme Ragnarüches un centre d’attraction touristique pour la région d’ici quelques années. Cela serait l’occasion de parler des abeilles, mais aussi de l’histoire des Vikings qui, de source de plus en plus fiable, auraient marchés sur les terres canadiennes bien avant les premiers colons.

Entrevue avec Sébastien Jean, copropriétaire de la ferme Ragnarüches.