La FTQ Côte-Nord invite Aluminerie Alouette à renier son ancien cadre Gilles Blouin

L'aluminerie Alouette de Sept-Îles

La FTQ Côte-Nord n’a vraiment pas aimé les propos de l’ancien vice-président aux ressources humaines d’Alouette, Gilles Blouin. Ce dernier a déclaré en entrevue à TVA: «on a combattu le cancer social pendant de nombreuses années», en parlant des tentatives de syndicalisation lors de la naissance de l’aluminerie de Sept-Îles  il y a 30 ans. Le syndicat invite la direction actuelle à condamner les propos tenus par son ancien cadre.

Le conseiller régional de la FTQ, Pascal Langlois, est indigné. «Dire de pareilles sottises dénote un manque total de compréhension du rôle que les organisations syndicales jouent dans la société québécoise et révèle au grand jour la doctrine antisyndicale de l’entreprise depuis toujours, déclare-t-il. Le cancer est une terrible maladie, beaucoup de personnes qui nous sont chères combattent un cancer, certaines n’y ont pas survécu. C’est honteux et blessant de comparer le cancer au mouvement ouvrier» ajoute Pascal Langlois.

Il se souvient que tout le mouvement syndical amilité pour la venue d’Alouette à Sept-Îles. Les hommes d’affaires et politiciens n’ont pas l’exclusivité de la réalisation de ce projet, soutient le représentant régional de la FTQ. Le syndicaliste rappelle que les travailleurs syndiqués constituent une part importante de la population. Ils dépensent leurs salaires à Sept-Îles et contribuent grandement à l’économie locale.

Pascal Langlois précise qu’avec un taux de syndicalisation de 48% sur la Côte-Nord, l’ancien cadre d’Alouette a insulté pas mal de monde. Pour le permanent de la FTQ Côte-Nord, «la bonne nouvelle c’est que monsieur Blouin est à la retraite! La direction d’Alouette doit dénoncer ses propos et démontrer qu’elle ne voit pas la moitié des travailleurs d’ici comme un « cancer social »», conclut Pascal Langlois.