La FTQ ne dira pas à ses 6000 membres de la Côte-Nord pour qui voter, mais…

Des permanents de la FTQ de la Côte-Nord et de l’Est du Québec ont réalisé un point de presse à Sept-Îles, après leur rencontre annuelle qui se tenait à Havre-Saint-Pierre.

Réunis à Havre-Saint-Pierre hier, les permanents de la FTQ de la Côte-Nord et de la Rive Sud ont décidé de leurs priorités pour les élections québécoises du 3 octobre. Dix revendications, dont l’accès à des habitations abordables et la lutte contre l’infraction, s’inscrivent dans la plateforme électorale du syndicat qui regroupe près de 6000 membres sur la Côte-Nord et 8000 dans le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-les Îles.

La FTQ ne dit pas à ses syndiqués pour qui voter, mais a préparé un document d’information pour les aider à faire des choix éclairés. «La pénurie de logements abordables et la hausse du coût de la vie rendent les salaires de plusieurs travailleurs insuffisants», remarque le conseiller régional de la FTQ Rive-Sud Yves-Aimé Boulay. «Le désenclavement de la Côte-Nord avec l’amélioration du réseau routier, des services de traversiers et de la fiabilité des avions devient essentiel pour attirer des travailleurs», déclare le conseiller régional Pascal Langlois.

Le conseiller politique de la FTQ national Hans Marotte juge que la lutte contre l’inflation galopante vient en tête des préoccupations des travailleurs du Québec. Il donne l’exemple des médicaments, qui coûtent de plus en plus cher. «Avec le système d’assurance médicament hybride inadéquat que l’on conserve au Québec, de plus en plus de gens ne se font pas soigner comme il faut», déclare-t-il.

La FTQ qui regroupe aussi les syndicats affiliés aux Métallos et à la FTQ Construction, revendique aussi la défense de la langue française, l’amélioration des conditions de vie des aînés et des réinvestissements massifs en santé et en éducation.