La grogne se fait sentir chez les policiers d’Uashat Mak Mani-Utenam

La grogne se fait sentir chez les 16 policiers et policières d’Uashat Mak Mani-Utenam. Ils sont sans contrat de travail depuis le 1er juillet 2021 et les négociations se bute à des obstacles majeurs.

L’enjeu principal de la négociation est d’obtenir un rattrapage salarial chez les policiers de la communauté innue. Selon le Syndicat canadien de la fonction publique, les policiers et policières de la Sécurité Publique de Uashat mak Mani-Utenam gagnent moins d’argent que les corps policiers des autres communautés autochtones au Québec.

« En 2019, les négociations avaient mené à un accord sur un certain rattrapage salarial.  Les deux parties reconnaissaient qu’un effort supplémentaire allait devoir être fait à la prochaine négociation afin de pallier cet écart.  Nous y voilà et nous y tenons », a affirmé Audrey Ringuette, présidente syndicale.

Si les négociations n’aboutissent pas, les policiers et policières ont accordé unanimement à leur syndicat un mandat pour entamer des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève.

Le rattrapage salarial est nécessaire selon le Syndicat canadien de la fonction publique pour garantir la qualité du service policier à laquelle la population doit s’attendre ainsi que pour retenir les policiers et policières qui démissionnent en grand nombre.