La guerre en Ukraine enrichit les alumineries de la Côte-Nord, mais pour combien de temps?

La tonne d’aluminium a atteint un record de tous les temps inattendu cette semaine. (photo fournie par Aluminerie Alouette)

En hausse accélérée depuis le début de la guerre en Ukraine, le prix de la tonne d’aluminium a atteint un record de tous les temps inattendu cette semaine à près de 4000$ US la tonne. Les alumineries du Québec, dont Alouette Sept-Îles et Alcoa Baie-Comeau, bénéficient d’une prime de 400$ la tonne. La conjoncture est enrichissante mais pour combien de temps?

Tout dépend de l’actualité géopolitique économique mondiale des prochaines semaines, répond l’expert en mines et métaux de Desjardins Ressources naturelles Steeve Chapados.

Le mouvement à la hausse sur les marchés mondiaux a commencé il y a un peu plus d’un an, en raison de la demande en croissance avec la relance de la production automobile et de la construction d’infrastructures. Le prix de l’aluminium a remonté autour de 2000$ US la tonne l’automne dernier.

Il a doublé ensuite parce que l’offre ne répond pas à la demande, surtout depuis le boycott de Rus-Al. Après la Chine et l’Inde, la Russie est le troisième producteur d’aluminium, suivi du Canada. Mais la guerre et ce qui suivra changeront la donne, analyse le directeur de Desjardins Ressources naturelles basé à Sept-Îles.

Entrevue: Steeve Chapados, directeur général de Desjardins Ressources naturelles, expert en mines et métaux

En attendant de connaître la nouvelle réalité mondiale, Aluminerie Alouette a intérêt à profiter de l’occasion pour réaliser les investissements annoncés vers une décarbonisation et la production d’un aluminium septilien vert, sans s’endetter ou réduire les profits.