La patience des Premières nations a ses limites dans le dossier de la DPJ

Le chef réélu de l’Assemblée des Premières Nations du Québec/Labrador Ghislain Picard revient régulièrement soutenir les chefs de la Côte-Nord (photo Archive)

Les communautés innues de la Côte-Nord soutiennent depuis des années que le service de la DPJ ne répond pas bien à leur réalité. L’attente a assez duré, selon le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador Ghislain Picard.

Ce dernier est conscient que le niveau de difficulté est différent d’une communauté à l’autre pour prendre en charge la protection de la jeunesse. «Il s’agit d’un défi parmi d’autres et il faut maintenant rattraper le temps perdu.»

Le travail de prise en charge par les communautés avance, selon le chef Picard. Il faut éliminer les irritants politiques et financer adéquatement les services sociaux des conseils de bande. La patience des Premières Nations a ses limites, selon le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Rappelons que l’APNQL a qualifié de honte l’attitude du gouvernement du Québec qui conteste la nouvelle loi fédérale qui permet un transfert de la responsabilité de la DPJ vers les communautés autochtones.

Entrevue avec Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador