La pénurie de main d’œuvre va se régler dans une négociation salariale, selon la CSN Côte-Nord

La CSN Côte-Nord reprendra les négociations salariales avec le gouvernement de François Legault en 2023.

Les salaires des employés de l’état ne sont pas compétitifs avec ceux de la grande industrie de la Côte-Nord. Les établissements de santé et scolaires de la région perdent de la main d’œuvre au profit des minières et des alumineries, constate le président de la CSN Côte-Nord, Guillaume Tremblay.

Pour contrer la pénurie, le fly-in/fly-out et l’inflation, le gouvernement devra satisfaire les demandes salariales des syndiqués, croit-il. Le président de la CSN Côte-Nord calcule que les salaires du gouvernement du Québec sont 15% inférieurs au secteur privé.

Actuellement, le gouvernement du Québec encourage le secteur privé, même pour des soins de santé, et embauche à grands frais beaucoup de main d’œuvre indépendante, déplore Guillaume Tremblay.

Entrevue avec Guillaume Tremblay président CSN Côte-Nord

Par ailleurs, la CSN Côte-Nord est surprise de la conclusion d’une entente pour la mise en œuvre d’un plan d’intervention conjoint sur l’attractivité et la rétention entre le CISSS et le syndicat des infirmières affilié à la CSQ. Le président Guillaume Tremblay se sent exclu d’une démarche importante.

Les relations se sont beaucoup améliorées entre la Direction du Centre intégré de santé sur la Côte-Nord et les syndicats, se réjouit Guillaume Tremblay. Il soutient que les solutions à la pénurie de main d’œuvre relèvent davantage de la négociation avec le gouvernement de François Legault.