La pénurie d’infirmières n’empêche pas de réfléchir sur la pratique des soins au CISSS Côte-Nord

Les infirmières de la Côte-Nord sont fatiguées et inquiètes selon le syndicat. (photo pixabay)

À la suite d’une consultation, les infirmières du CISSS Côte-Nord ont déposé un mémoire en vue des états généraux sur l’avenir dans la pratique de leur profession. La sévère pénurie de main-d’œuvre et la pandémie n’ont pas dévié la réflexion qui s’est concentrée sur la qualité des soins.

Il manque 215 infirmières sur 815 postes au plan d’effectifs. Le CISSS Côte-Nord fait donc appel à fort coût à de la main-d’œuvre indépendante pour couvrir les plages horaires dans sa cinquantaine d’installations sur la vaste Côte-Nord. La gestion du personnel infirmier représente un casse-tête quotidien, avoue la directrice adjointe des soins infirmiers au CISSS Côte-Nord Karine Nadeau.

Malgré tout, une soixantaine d’infirmières ont participé à la consultation dans un climat d’harmonie. Le désir d’offrir des soins de qualité a prédominé, explique Karine Nadeau.

Entrevue avec la directrice adjointe des soins infirmiers au CISSS Côte-Nord Karine Nadeau

Le CISSS défendra fièrement le mémoire au nom des infirmières de la Côte-Nord, devant les commissaires en mai. Neuf recommandations seront déposées aux états généraux de la profession d’infirmière.