La situation du marché de la crevette est très différente de celle du crabe, constate Pêcherie Uapan

Les crevettes de Sept-Îles restent disponibles sur le marché local.

La pêche à grande échelle de la crevette nordique sur la Côte-Nord est retardée par une négociation difficile avec les propriétaires d’usines de la rive sud du Saint-Laurent. Le ministère fédéral des Pêches n’a pas confirmé les quotas pour la saison pourtant autorisée depuis le 1er avril. «Certains pêcheurs ne savent pas s’ils prendront la mer», soutient le directeur de Pêcherie Uapan Yan Tremblay.

L’activité de pêche de la crevette est beaucoup moins lucrative que celle du crabe des neiges. Les pêcheurs de crevette de Sept-Îles et Uashat ont réalisé seulement quelques sorties pour alimenter le marché local. Les crabiers de la Gaspésie n’ont pas encore traversé vers les bancs de la Côte-Nord. Ils ont créé une coalition avec les pêcheurs des provinces Atlantiques.

La baisse des quotas constante au fil des ans, alors que les frais fixes augmentent, fragilise les entreprises uniquement axées sur la capture de crevette. Pêcherie Uapan opère aussi des permis de crabe et de homard, mais c’est l’avenir de la crevette qui inquiète Yan Tremblay dans le contexte de la surpopulation de sébastes et du réchauffement de l’eau du Saint-Laurent.

Extrait entrevue Yan Tremblay, directeur Pêcherie Uapan

La demande sur les marchés pour la crevette nordique dans le monde est bonne. L’inquiétude porte sur les changements dans la biomasse de crevette autour d’Anticosti et au large de Uashat, Sept-Îles et Port-Cartier.

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