Lac Bloom | Le BAPE débarque virtuellement à Fermont

Le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) débarque virtuellement mercredi soir, à Fermont afin de recueillir les mémoires, les interventions, les questions et les interrogations du public en lien avec le projet d’augmentation de la capacité d’entreposage des résidus et des stériles miniers à la mine de fer du Lac Bloom. 

Stéphane Tremblay, Initiative de journalisme local, MaCôte-Nord.com

Diffusée en direct sur la page Facebook du BAPE et sur son site Web, cette rencontre sera préparatoire à l’audience du BAPE qui débutera le 19 octobre pour une durée de quatre mois. Les groupes et les citoyens qui souhaitent s’exprimer au sujet du projet de la mine de fer du Lac Bloom pourront le faire librement.

C’est à la demande du ministre de l’Environnement, Benoit Charette, que ce projet est soumis à une enquête et une audience publique du BAPE. La commission d’enquête sera présidée par Pierre Magnan qui sera appuyé par le commissaire Jacques Locat.

Il faut dire que le projet est contesté par plusieurs groupes environnementaux qui craignent notamment la destruction des lacs et de la gestion de l’eau qui sera rejetée dans la nature par le projet minier.

C’est que l’agrandissement causerait la perte de 75 hectares de milieux humides de tourbières, d’étangs et des marécages, en plus de la destruction de huit lacs.

Comme mesures d’atténuation, la compagnie Minerai de fer Québec propose, entre autres, de capturer et de transférer les poissons vers un plan d’eau qui ne sera pas affecté par le projet, d’effectuer les travaux en dehors de la période de nidification des oiseaux et de mettre en œuvre un plan d’action en cas de présence d’un caribou à proximité de la mine, située à 13 km à l’ouest de la municipalité de Fermont.  

Minerai de fer Québec estime que la construction des infrastructures permettrait une hausse de la production annuelle de 8,5 à 16 millions de tonnes de concentré de fer. 

On prévoit majorer la superficie d’entreposage pour les résidus miniers grossiers, aménager deux haldes à stériles, en plus d’agrandir une halde déjà existante. De nouvelles digues et de nouveaux bassins seraient également construits étant jugés nécessaires afin de pouvoir contenir l’eau, qui serait ensuite traitée avant d’être rejetée dans le milieu récepteur.

Rappelons que la compagnie prévoit débuter la construction de ce projet de 50 M$ l’an prochain. En période d’exploitation, les coûts sont estimés à 621 M$ et les coûts de fermeture à 100 M$. Le projet permettrait la création de 375 nouveaux emplois et la consolidation de 500 postes permanents. La durée de vie de la mine du lac Bloom est estimée à 20 ans, soit jusqu’en 2040.

Le rapport contenant les recommandations destinées au ministre de l’Environnement devra être remis d’ici février.