Le conseil ITUM se réjouit d’une décision de la Cour suprême au sujet de la protection de l’enfance

Le chef du conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam Mike Mckenzie est présent à Ottawa ce vendredi pour commente la décision de la Cour suprême.

La Cour suprême du Canada a reconnu ce vendredi matin le droit à l’autodétermination des Premières Nations en matière de protection de l’enfance. Le conseil des Innus de Uashat mak Mani-utenam accueille avec espoir cette décision, qui confirme la compétence des peuples autochtones pour offrir des services à la famille.

La Cour suprême a rejeté les prétentions du gouvernement du Québec qui contestait la Loi fédérale concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis. ITUM et son équipe légale avaient déposé un mémoire à la Cour suprême afin d’affirmer l’autonomie gouvernementale des Innus de Uashat mak Mani-utenam en matière de soins de bienveillance.

Le chef Mike Mckenzie est en déplacement à Ottawa pour le prononcé de cette décision aujourd’hui. Rappelons que ce droit à l’autodétermination comprend la gouvernance dans tous les domaines, dont l’éducation et la langue. « Il n’y a rien de plus évident et de plus naturel que le droit d’un peuple à protéger ses enfants », déclare-t-il.

Il soutient que les Innus de Uashat mak Mani-utenam exercent leur gouvernance depuis toujours sur le bien-être de leurs enfants. « L’adoption prochaine de notre loi sur la bienveillance assurera que tous les jeunes de Uashat mak Maniutenam soient traités avec la dignité qui leur est due et dans le respect de leur culture », poursuit le chef Mckenzie.