Le film «Pouvoir oublier» documente une page importante de l’histoire de Sept-Îles

L'équipe du film «Pouvoir oublier» a tourné en août une reconstitution historique de la révolte de mai 1972.

Proposé en avant-première à la Salle Jean-Marc-Dion dimanche, le film «Pouvoir oublier» documente avec reconstitution historique et témoignages à l’appui, la révolte du printemps 1972 à Sept-Îles. Réagissant à l’emprisonnement des trois chefs du Front commun du Québec, la lutte des travailleurs s’est efficacement organisée à Sept-Îles jusqu’à ce qu’un chauffard anti-syndicaliste fonce dans la foule devant le palais de justice, causant le décès d’un manifestant.

Près de 50 ans après l’événement, les deux réalisateurs ont discuté avec des témoins qui en parlent encore avec une grande charge d’émotions, dont les leaders Septiliens de l’époque Jean-Pierre Dallaire, André Forbes, Paolo Giguère, Clément Godbout, Réjean Langlois et Gordon St-Gelais.

«C’est une page d’histoire à la fois politique et tragique», décrit le coréalisateur, Pierre-Luc Junet.

Sept-Îles, mai 1972 (photo courtoisie Télé-Québec «Pouvoir oublier»)
Entrevue avec Pierre-Luc Junet, coréalisateur documentaire

Le projet a germé dès 2014 dans la tête du coréalisateur David Simard natif de Sept-Îles, alors qu’il voulait comprendre l’important mouvement ouvrier. Le documentaire «Pouvoir oublier» se demande aussi ce qu’il reste aujourd’hui du syndicalisme de combat qui a connu ses heures de gloire dans les années 1970 au Québec, avec des icônes comme Michel Chartrand et Louis Laberge.

Tournage de la reconstitution historique des événements de mai 1972 à Sept-Îles

Le film sera présenté dimanche à 14h dans le cadre du festival de cinéma à Sept-Îles suivi d’une rencontre avec des participants, puis à Télé-Québec le 16 mars. Une version long métrage sera proposée l’été prochain.