Le maire de Port-Cartier est confiant pour la relance de l’usine de biocarburant

Arbec a repris la coupe forestière dans le nord et souhaite rouvrir sa scierie de Port-Cartier

Les appuis se multiplient pour le président du comité de relance du complexe intégré en foresterie à Port-Cartier, le maire Alain Thibault. La relance de l’usine de biocarburant a reçu l’appui du chef du Bloc Québécois Yves-François Blanchet de passage à Sept-Îles hier. Il a besoin de 20M$ sur 4 ans pour le démarrage.

À la suite de ses discussions avec le ministre québécois responsable de la Côte-Nord Jonatan Julien, le maire Thibault est confiant d’obtenir 10M$ de ce côté. Le gouvernement du Québec dispose de bons outils, comme la Fonds des régions et la Société du Plan Nord, selon le président du comité de relance.

Le complexe intégré cadre bien dans la feuille de route du Bloc Québécois pour maximiser la filière forestière avec l’énergie verte du biocarburant, alors que le gouvernement du Canada sera sollicité lui aussi pour 10M$.

«Arbec a recommencé à embaucher son monde à Port-Cartier», se réjouit le maire Thibault. L’entreprise a repris la coupe forestière et souhaite rouvrir la scierie en septembre.

«Arbec est un promoteur sérieux pour le complexe intégré, qui est viable à long terme», assure Alain Thibault. Arbec a entrepris des négociations avec ArcelorMittal pour le transport du bois sur le chemin de fer. Les discussions se poursuivent aussi avec la compagnie minière qui pourrait être un client majeur du biocarburant pour son usine de bouletage à Port-Cartier.

Il faut des mesures de transition sur 4 ans pour le démarrage, explique le président du comité de relance du complexe intégré. Alain Thibault espère que les problèmes juridiques de l’usine de biocarburant qui se retrouve sous la Loi des arrangements avec les créanciers ne retarderont pas le projet.