Le maire Thibault est très inquiet devant la fermeture probable de l’urgence de Port-Cartier

L'urgence de Port-Cartier pourrait fermer la nuit pendant deux mois

Le maire de Port-Cartier a reçu un appel de la PDG du CISSS Côte-Nord, Manon Asselin hier, pour lui annoncer la fermeture probable de l’urgence pendant deux mois la nuit. «C’est impensable! Beaucoup de gens travaillent de nuit et nous avons une population vieillissante», réagit vivement Alain Thibault.

Aucune fermeture n’est prévue pour le week-end de la fête du Travail, mais rien n’est garantie par la suite, nous assure le porte-parole du CISSS Côte-Nord Pascal Paradis.

Pendant 12 heures par jour, l’urgence la plus proche risque d’être celle de Sept-Îles. «On a le temps de mourir en chemin», réagit le maire de Port-Cartier.

La PDG du CISSS lui a expliqué hier qu’il y avait suffisamment de médecins, mais que la pénurie d’infirmières est sévère. «Elle a aussi laissé entendre que le poste de coordonnatrice à Port-Cartier ne sera peut-être pas reconduit avec le départ de Brigitte L’Italien», se désole Alain Thibault. Il s’agit pourtant des yeux et des oreilles de la PDG du réseau de la santé ici», ajoute-t-il.

Le maire Thibault a appelé le ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien. Ce dernier a promis d’activer ses contacts pour tenter d’empêcher une autre fermeture de l’urgence de nuit à Port-Cartier. Alain Thibault invite le CISSS Côte-Nord à trouver d’autres solutions comme le recours à des agences de placement.

La situation est inquiétante partout sur la Côte-Nord, constate le maire de Port-Cartier et préfet de la MR Sept-Rivières. Il a demandé une rencontre d’urgence avec les ministres de la Santé, du Travail et de la Côte-Nord à la fin septembre en marge du congrès de la Fédération québécoise des municipalités.