Le manque de lits alternatifs et les virus en cause pour les urgences qui débordent sur la Côte-Nord

L'urgence de l'Hôpital régional de Sept-Îles déborde depuis quelques jours.

Deux facteurs, dont l’éclosion de virus respiratoires, expliquent le débordement dans les urgences de Baie-Comeau et Sept-Îles depuis Noël. Le directeur des Services professionnels du CISSS Côte-Nord Dr Jean-François Labelle entretient l’espoir d’amélioration prochaine.

Les urgences de la Côte-Nord débordent avec des taux d’occupation dépassant parfois les 300% depuis deux semaines à Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre. L’occupation des urgences affiche un taux de 240 % à Baie-Comeau et 200 % à Sept-Îles ce mardi 9 janvier.

Pas de places ailleurs

Les deux établissements ont de la difficulté à relocaliser les personnes qui ne peuvent retourner à la maison après une visite à l’urgence. Elles restent donc sur place, faute d’hospitalisation.

Dr Labelle précise que le manque de place en hébergement en CHSLD, en ressource intermédiaire ou en résidence pour personnes âgées à Sept-Îles et Baie-Comeau complique l’organisation dans les deux hôpitaux. De plus, la région a été frappée par les virus respiratoires influenza, covid et autres un peu avant les Fêtes. La gastro a aussi ajouté de la pression sur les urgences.

Entrevue avec Jean-François Labelle, directeur Services professionnels CISSS Côte-Nord

Le directeur des Services professionnels au CISSS Côte-Nord garantit que les salles d’urgence demeurent en tout temps accessibles. Elles évaluent rapidement tout le monde pour traiter les cas prioritaires. Dr Labelle rappelle que c’est l’option de dernière ligne dans le réseau. Les citoyens sont d’abord invités à profiter de d’autres ressources comme les cliniques médicales.

Urgence sous pression

La situation risque de demeurer préoccupante dans les deux principales urgences de la Côte-Nord. Selon le Dr Jean-François Labelle, la pression va baisser avec le retour des équipes complètes après les vacances des Fêtes. Par contre, tant que la région sera envahie de virus respiratoires, l’achalandage risque de demeurer élevé.

Le débordement dans les urgences a un impact sur la clientèle, mais aussi sur le personnel du réseau de la santé. « Les équipes font un travail exceptionnel sur la Côte-Nord. Nous avons optimisé l’utilisation des lits pour mettre les patients dans la meilleure situation possible. Nos gens sont fatigués, mais continuent de faire un travail remarquable », commente le Dr Jean-François Labelle.

À Sept-Îles, l’espace est désuet pour l’urgence qui ne respecte pas les normes. «En attendant la nouvelle construction, notre monde réalise des petits miracles pour maintenir la qualité des soins de santé», confie le médecin Septilien.