Le maraudage des Métallos se fait en secret auprès des travailleurs d’Aluminerie Alouette

L'aluminerie Alouette de Sept-Îles

«Les travailleurs ne souhaitent pas qu’on les visite à la maison s’il y a un cadre de l’aluminerie dans le voisinage.» Qu’importe, le syndicat s’est équipé d’une technologie numérique secrète et le maraudage sera discret, annonce le coordonnateur des Métallos Nicolas Lapierre.

Ce dernier est confiant du succès de la campagne de syndicalisation, dévoilée hier. Selon lui, les travailleurs ont peur des représailles de la part d’une compagnie qui ne souhaite pas de syndicalisation. Nicolas Lapierre y voit une pratique courante à laquelle le syndicat est habitué. Il promet la confidentialité grâce à une carte électronique et un code QR pour le vote.

Entrevue avec le coordonnateur du syndicat des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre

Selon le syndicat des Métallos, les travailleurs d’Alouette sont inconfortables concernant des salaires moindres que dans d’autres alumineries et ils auraient perdu des avantages pour la retraite et le régime d’assurances.

L’idée d’une syndicalisation provient d’un groupe de travailleurs qui ont frappé à la porte des bureaux des Métallos à Sept-Îles. Quelques arrêts de travail ont eu lieu dans les dernières années, dont un regroupant environ 400 employés insatisfaits des conditions de travail, dans la cafétéria de l’aluminerie de Pointe-Noire récemment, explique le coordonnateur du syndicat Nicolas Lapierre.