Le MFFP explique sa gestion de l’ours polaire sur la Côte-Nord et en Gaspésie

Le ministère Forêts, Faune et Parcs a réalisé une opération sécuritaire pour abattre un ours blanc en mettant à contribution une compagnie d'hélicoptères de la Côte-Nord. (Photo MFFP)

Des raisons de sécurité ont justifié la décision du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs d’euthanasier un ours polaire qui rodait le 30 avril dans la municipalité de Rivière-Madeleine en Gaspésie. Diverses options avaient été étudiées. Lorsqu’un ours polaire a visité la Minganie et la Basse-Côte-Nord, le ministère avait espoir de le repousser dans son habitat naturel.

Difficile de dire s’il s’agit du même ours polaire aperçu entre Unamen Shipu et Baie-Johan-Beetz entre le 6 et le 13 avril, qui aurait traversé en Gaspésie. L’ours blanc est un excellant nageur. La décision d’éliminer la bête rendue sur la rive sud a été prise par les agents de la faune en concertation avec la Sûreté du Québec.

Sur sa page Facebook, le ministère a répondu à plusieurs interrogations et quelques critiques de citoyens de la Côte-Nord. Plusieurs Internautes n’ont pas apprécié la décision d’abattre un animal emblématique, alors que d’autres provinces optent pour un déplacement des ours polaires qui s’approchent des habitations.

Le débat polarise, puisque le ministère a reçu aussi de nombreux messages de félicitations pour une opération rapide sécurisante pour la population locale de la Haute-Gaspésie. Le MFFP a estimé que la possibilité de déplacer l’ours était trop périlleuse, car elle comportait des risques pour la sécurité publique et pour les équipes déployées.

Dans son communiqué du 1er mai, Forêts, Faune et Parcs explique que c’est pour assurer la protection du public et des intervenants, considérant sa proximité des résidences et de la route 132, ainsi qu’en raison du caractère imprévisible de l’ours polaire hors de son habitat naturel, que l’animal a été abattu. L’ours polaire est un des plus gros carnivores terrestres. Celui de la Gaspésie était un mâle en bonne santé. La présence d’un ours polaire si loin au sud demeure très rare, rappelle le ministère.