Le perce-oreilles très présents à Sept-Îles cet été

(Photo : Pixabay)

Le perce-oreilles, cet insecte de la famille des forficulidae, est davantage présent cette année dans Sept-Rivières que par le passé. Selon l’exterminateur Karl Lagacé, la météo de cet été jouerait un rôle majeur dans l’augmentation de sa propagation dans les cours des résidents.

« Il y a toujours eu des demandes pour des traitements extérieurs contre les perce-oreilles, mais cette année, on a un plus grand nombre d’appels comparativement aux autres années. », mentionne M. Lagacé.

La pluie, la chaleur et l’humidité favorisent l’environnement dans lequel les perce-oreilles se développent. « Comme nous avons eu jusqu’à maintenant un été assez pluvieux, il est normal de voir plus de perce-oreilles. », ajoute-t-il.

Chaque année, une femelle pond dans le sol une cinquantaine d’œufs, dont elle prend soin, ainsi que des larves suivant l’éclosion. Ainsi, un début d’infestation peut rapidement se dégrader pour devenir désagréable et envahissant, même jusqu’à l’intérieur des foyers.

« Il importe de diminuer le plus possible le taux d’humidité autour du solage de la maison en redirigeant les gouttières pour éloigner l’eau et éviter l’accumulation autour du bâtiment. Il ne faut rien garder directement au sol sans espace d’aération sous les objets. Bien nettoyer le terrain de tout bois ou feuilles, calfeutrer toutes fentes et fissures visibles, placer des petits pots d’huile végétale aux endroits où les perce-oreilles sont vus sont également des moyens pour éviter une propagation. », mentionne l’exterminateur, qui ajoute que le contact avec de l’eau savonneuse peut également tuer l’insecte.

Les perce-oreilles sont totalement inoffensifs. Ces insectes ne sont donc en aucun cas dangereux pour les êtres humains. Toutefois, leur présence devient vite désagréable. Lorsqu’une population de perce-oreilles augmente et devient très présente, on peut en retrouver à l’intérieur de la maison. Pour l’extérieur, leurs excréments peuvent tacher les revêtements extérieurs et les toiles de bateaux ou de BBQ par exemple.

« Il n’en reste pas moins que le meilleur moyen est de contacter un professionnel en gestion parasitaire. Les gens qui ont de bonnes infestations n’en viendront pas à bout avec de l’huile et du savon, et l’an prochain ce sera 10 fois plus pire. », ajoute le propriétaire de la compagnie Extermination KJ Côte-Nord.

« En petite quantité́ les perce-oreilles peuvent être bons pour les jardins, surtout pour contrer la présence de pucerons et tout autre insecte ravageur. Toutefois, en grande quantité́, les perce-oreilles peuvent devenir néfastes pour un jardin puisqu’ils se nourrissent également de végétaux » » conclue M. Lagacé.