Le prix du crabe des neiges décortiqué par des chercheurs universitaires

Le crabe des neiges de la Côte-Nord est exporté principalement aux États-Unis.

Après son étude sur le prix des billets d’avion en région, l’Institut de recherche en économie contemporaine a publié ce printemps un rapport de recherche sur le prix du crabe et les enjeux économiques sur les régions concernées. Le chercheur principal Gabriel Bourgault-Faucher s’associe au Collectif Manger notre Saint-Laurent pour l’émergence de solutions pour réduire le prix du crabe vendu localement.

La loi des marchés internationaux s’applique. Le crabe des neiges se vend au prix fixé à Boston, qu’il soit débarqué à Sept-Îles ou livré au Japon. Aux États-Unis, la demande est en augmentation constante. Le chercheur juge colossal le taux de croissance annuel de 14% du prix du crabe de 2010 à 2021. Le crabe québécois est exporté à plus de 75%. Celui de la Côte-Nord constitue un apport important à l’économie régionale.  

Entrevue avec Gabriel Bourgault-Faucher, chercheur IRÉC

La rareté dans un contexte d’augmentation en continu de la demande de crabe, a fait monter le prix pendant plus d’une décennie et l’a fait exploser avec le boycott des produits russes en 2022.

Difficile de prévoir l’avenir, mais la tendance à la hausse dépendra de la ressource, pour l’instant moins touchée par les changements climatiques que la crevette. Le chercheur Gabriel Bourgault-Faucher invite l’industrie du crabe à se méfier. La forte rentabilité actuelle ne peut pas durer dans un modèle de développement vulnérable.