Le projet de loi 59 signifie un recul de 40 ans pour le secteur minier, selon le syndicat des Métallos

Les Métallos représentent plusieurs travailleurs du secteur minier sur la Côte-Nord et en Abitibi

La prévention en santé et sécurité se fait de façon paritaire en impliquant les travailleurs et les compagnies minières au Québec, ce qui a permis d’éviter des accidents de travail mortels. Le syndicat des Métallos dénonce vivement le projet de loi 59 du gouvernement de la CAQ qui redonnera aux minières le droit de décider seule des pratiques sécuritaires.

L’exemple d’ArcelorMittal à Fermont et Port-Cartier démontre bien le recul proposé par le ministre du Travail, témoigne la responsable de la prévention pour les Métallos de la Côte-Nord, Nadine Joncas. Actuellement il y a sept comités de santé-sécurité au travail pour la mine, le chemin de fer et l’usine de boulette de fer. L’employeur pourra en créer un seul.

Le directeur québécois du syndicat des Métallos, l’ancien coordonnateur à Sept-Îles, Dominic Lemieux, prévient le gouvernement et les compagnies: les syndicats ne feront pas de compromis sur la santé et la sécurité.

Entrevue avec le directeur québécois du syndicat des Métallos Dominic Lemieux

Dominic Lemieux croit que le lobbying des compagnies minières a fonctionné jusqu’à maintenant, mais les syndicats n’ont pas dit leur dernier mot. Le projet de loi 59 est celui qui soulève le plus d’opposition depuis l’élection de François Legault, rappelle le directeur québécois du syndicat des Métallos.