Le retour d’une infirmière en isolement a permis d’éviter une rupture du service d’accouchement à Sept-Îles

L’hôpital régional de Sept-Îles

Le CISSS Côte-Nord explique que la levée de l’isolement d’une infirmière pour deux quarts de travail a permis d’éviter un bris de service à la salle d’accouchement du centre mère-enfant de Sept-Îles. L’employée a passé des tests de dépistage qui se sont avérés négatifs, précise la porte-parole du Centre intégré de Santé Marlène Joseph-Blais.

Le syndicat qui regroupe les infirmières à Sept-Îles a interpelé le ministère de la Santé concernant le centre mère-enfant à Sept-Îles, qui est en réduction de services en pouponnière et en pédiatrie depuis le 21 décembre en raison de la sévère pénurie d’infirmières au CISSS Côte-Nord.

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Sans le rappel d’une infirmière en isolement, le CISSS n’aurait pas eu d’autre choix que de fermer la salle d’accouchement de Sept-Îles pendant la période des Fêtes. Pour maintenir le service, des préposés aux bénéficiaires et des infirmières auxiliaires ont accepté de réaliser des quarts de travail de 12 heures et du temps supplémentaire.

La présidente du Syndicat des infirmières du CISSS Côte-Nord, Nathalie Savard, n’approuve toujours pas la décision de l’employeur pour le département des mamans et des poupons. Elle a suggéré d’autres solutions pour la pérennité du service à l’Hôpital régional Sept-Îles.

Entrevue avec Nathalie Savard, présidente syndicat des infirmières du nord est québécois

Les conditions de travail sont difficiles depuis le début de la pandémie dans le réseau de la santé de la Côte-Nord. Les infirmières qu’on appelait des anges gardiens lors de l’apparition de la COVID-19, sont devenues des guerrières qui souhaitent continuer de soigner les gens de la Côte, selon la syndicaliste Nathalie Savard. Les gestionnaires du CISSS Côte-Nord devront agir avec plus de reconnaissance, d’écoute et de transparence, croit-elle.