Le sébaste, un marché intéressant dans un avenir rapproché?

Le sébaste pourrait-il devenir une ressource intéressante pour les pêcheurs de la Côte-Nord? Il semblerait que oui, selon Yan Tremblay, directeur des Pêcheries Uapan à Sept-Îles.

À partir de 1940, le poisson orange était pêché abondamment un peu partout dans l’Est de l’Amérique du Nord. Il a d’ailleurs presque disparu totalement du fleuve dans les années 90. Afin de préserver l’espèce, les gouvernements ont créé un moratoire sur la pêche au sébaste.

En 2010, l’espèce a commencé à être considérée comme de retour et en grande quantité dans les eaux du fleuve. C’est en 2018 que le gouvernement a levé le moratoire de la pêche au sébaste dans le golfe du Saint-Laurent.

Depuis ce jour, de nombreux pêcheurs demandent une augmentation des quotas sur ce mangeur de crevettes, car les sébastes mangent 200 000 tonnes de crevettes par année. Yan Tremblay explique que les pêcheurs des communautés autochtones discutent actuellement avec les pêcheurs des provinces maritimes afin de créer une coalition pour relancer la pêche aux sébastes.

Les québécois pourraient redécouvrir la tendre chaire de ce poisson qui est délicieuse selon Yan Tremblay et qui était mangée par nos parents et nos grands-parents depuis le milieu du 20e siècle.

Afin d’aller de l’avant avec une pêche aux sébastes plus importante, il faudrait consulter davantage les scientifiques afin d’avoir la preuve et l’affirmation des experts que le sébaste est maintenant devenu pratiquement envahissant et qu’il n’y a plus de danger pour la survie de l’espèce. Ces études sont en cours dans différents centres scientifiques, comme l’Université du Québec à Rimouski.