Le troisième Symposium de sculpture de Sept-Îles débute aujourd’hui

L'artiste Septilienne Michelle Lefort qui participait au dernier symposium. Elle sera sur la Terrasse urbaine ce samedi 10h pour parler de sculpture. (photo Facebook Symposium sculpture - Sept-Îles)

Sous le thème «Héritage maritime», quatre artistes de trois régions du Québec dont deux Nord-Côtières s’installent aujourd’hui pour la création d’œuvres d’art publiques dans le cadre du troisième Symposium de sculpture de Sept-Îles qui se déroule du 12 au 21 août.

Organisé pour la première fois en 2016, l’objectif du Symposium est de démystifier la pratique de la sculpture et de favoriser les échanges entre les artistes professionnels et les citoyens. Les œuvres qui y sont produites enrichissent les différents espaces publics, constituant ainsi un legs à la collectivité.

Le regroupement d’artistes Panache art actuel, le Jardin du ruisseau Bois-Joli et la Ville réalisent l’édition 2022. L’événement est financé par l’entente de développement culturel conclue entre Sept-Îles, Aluminerie Alouette et le ministère de la Culture du Québec. Il bénéficie aussi du soutien de Pêcheries Uapan et du Musée de la Côte-Nord.

Riche programmation

Le public est invité à échanger avec les artistes professionnelles à travers différentes activités. Des rencontres avec les artistes auront lieu sur la Terrasse urbaine du Parc du Vieux-Quai dimanche, lundi et mercredi après-midi, ainsi qu’au Musée Régional de la Côte-Nord sur le boulevard Laure jeudi à17h. Les nouvelles sculptures du 3e Symposium de Sept-Îles seront dévoilées lors d’un dîner en plein air au Jardin communautaire du ruisseau Bois-Joli le dimanche 21 août.

«Héritage maritime»

Sculpteure et peintre de la Côte-Nord, Catherine Arsenault et Emy G. St-Laurent unissent leurs pratiques dans une collaboration inédite. Les deux passionnées de biologie s’intéressent aux limites entre la réalité et la fiction, et proposent un projet de recherche-création axé sur les liens entre la biologie marine et humaine.

Diplômée de la Maison des métiers d’art de Québec, Julie Savard conçoit des sculptures qui se veulent une matérialisation de la tension entre la nature et la culture. Elle puise son inspiration des textures complexes observées chez certaines morphologies d’identités vivantes. Ses créations évoquent la folie de la vie organique, l’élégance du règne végétal et l’étonnement du monde animal.

Julie Savard (photo Facebook)

Artiste passionnée par le patrimoine et l’action sociale, Mélodie Coutou se spécialise dans la réalisation de concepts rassembleurs et participatifs. Ses racines autochtones imprègnent ses valeurs environnementales. Ses sculptures et ses interventions intègrent des objets désuets qui s’accumulent inutilement dans l’environnement, mettant en lumière l’impact de l’humain sur les écosystèmes.