Le trou noir pour les travailleurs saisonniers revient en force avec la fin des mesures de la pandémie

Après 2 ans de trêve grâce aux mesures spéciales du gouvernement Trudeau de la pandémie qui prennent fin le 24 septembre, des travailleurs saisonniers de la Côte-Nord se retrouveront plusieurs semaines sans revenu l’hiver prochain. Le trou noir est ainsi de retour. Quelques saisonniers ne pourront même pas se qualifier avec les nouvelles règles du programme d’assurance-emploi.

Le nombre d’heures travaillées nécessaires passe de 420 à 700 pour obtenir 14 semaines de prestation pour les résidents de Tadoussac à Sept-Îles. En raison d’un taux de chômage plus élevé, les résidents de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord se qualifient pour 22 semaines de prestation avec 490 heures salariées. Le groupe Action Chômage Côte-Nord invite les citoyens à dénoncer la situation en écrivant à la ministre de l’Emploi et du Développement de la main d’œuvre Carla Qualtrough.

La députée de Manicouagan l’a fait. Marilène Gill critique l’inaction du gouvernement fédéral. Elle estime que la situation affaiblie les industries saisonnières comme le tourisme et les pêcheries, qui perdront des travailleurs compétents devant quitter pour d’autres emplois. La députée du Bloc Québécois affirme que le gouvernement libéral se cache au lieu de prendre ses responsabilités.

«Les travailleurs saisonniers, les entreprises, les syndicats et les organismes sont unanimes, il faut une solution pérenne. Il faut réformer globalement le programme de l’assurance-emploi par des modifications aux critères d’admissibilité et une extension des semaines de prestations. C’est à Ottawa de s’adapter à la réalité de l’économie saisonnière et non l’inverse!», déclare Marilène Gill.