Leaders innus et écologistes appuient l’idée d’un parc marin Canada-Québec Anticosti-Minganie

Les partenaires de l’inscription d’Anticosti comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO. ont accueilli sur le terrain les ministre Steven Guibault, benoît Charette et Kateri C. Jopurdain vendredi. Photo Facebook Meggie Richard, préfète MRC Minganie)

Dès le lancement de la consultation pour la création d’un Parc marin Canada Québec entre Anticosti et l’Archipel des îles Mingan, les chefs innus des deux communautés de la Minganie et l’organisme SNAP Québec saluaient déjà l’initiative des deux gouvernements annoncés par trois ministres vendredi à l’île.

Le chef innu de Nutashkuan Réal Tettaut annonce que sa communauté va participer à sa création et à sa gouvernance. « Nous accueillons avec grand intérêt ce projet d’une future aire protégée qui couvrirait une partie de notre Nitassinan en milieu marin. Le maintien de nos activités traditionnelles sur cette future aire marine va de pair avec notre volonté de conservation et de mise en valeur de la biodiversité », affirme le chef Tettaut.

Jean-Charles Piétacho, chef des Innus de Ekuanitshit, souhaite aussi que la protection de ce futur parc marin soit faite en collaboration étroite avec les Premières Nations. « Il est important de reconnaître la relation que nous entretenons avec notre territoire et la nature, en tant que protecteurs et intendants responsables », dit-il.

Refuge pour les baleines

La Société pour la nature et les parcs SNAP Québec juge des plus positives l’intention des gouvernements de créer un nouveau parc marin en Minganie. « Il pourrait devenir un grand refuge pour les nombreuses espèces de baleines qui fréquentent ce secteur, notamment la baleine noire », commente le biologiste et directeur général de la SNAP Québec Alain Branchaud.

Il applaudit l’approche collaborative qui ajoutera à terme plus de 10 000 km2 au réseau d’aires marines protégées, soit un bond d’environ 7%. La création du nouveau parc national contribuera à la protection de grandes superficies d’herbiers marins qui servent notamment de pouponnières à poissons, se réjouit la SNAP Québec.

L’organisme apprécie l’effort des gouvernements d’impliquer dès le départ les Premières Nations, les communautés, les acteurs locaux et les ONG dans le processus de consultation. Il rappelle toutefois que Québec et Ottawa devront investir suffisamment d’argent dans le Parc marin Anticosti-Minganie pour qu’il réalise sa mission de protection de la biodiversité.

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