«Legault n’aura pas le choix de prendre les revendications territoriales au sérieux» – Chef Réal McKenzie

Réal McKenzie, chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John

Le chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John Réal McKenzie parle maintenant au nom de tous les chefs de l’Assemblée des premières Nations du Québec dans le dossier des revendications territoriales. Après son bref entretien avec le premier ministre François Legault vendredi, il constate que ce dernier n’était pas prêt, mais qu’il devra prendre le temps de s’intéresser aux questions autochtones.

Réal McKenzie analyse la situation politique en se disant que le gouvernement Legault va être réélu en 2022 pour 4 ans. Après les commissions sur le racisme, les pensionnats et les femmes et les filles disparues ou assassinées, les Québécois souhaitent une réconciliation, mais il faut d’abord régler le passé, dont les titres autochtones sur le territoire.

Pour le chef Réal Mckenzie, on ne peut plus négocier à la pièce pour chaque projet d’Hydro-Québec et chaque projet minier. Le premier ministre Legault devra s’engager lui-même dans un dialogue de nation à nation.

Entrevue avec le chef Réal McKenzie, porte-parole de l’Assemblée des Premières Nations Québec/Labrador dans les dossiers territoriaux

Les chefs de la Nation Innue se rencontrent à Sept-Îles/Uashat la semaine prochaine pour discuter des suites à donner à leur déception après leur rencontre vendredi avec François Legault en marge du Grand cercle économique des Peuples autochtones à Montréal.

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Les Innus prennent une part active dans l’économie de la Côte-Nord et reçoivent en retour de la formation et des emplois, constate le chef Réal McKenzie. Une cohabitation équitable passe aussi par une entente sur le fond, soit les droits territoriaux des premiers occupants.