Les baleines se font attendre dans le Saint-Laurent

De Matane à Sept-Îles, les gros mammifères marins ne sont pas au rendez-vous pour l’instant. Le navigateur Jacques Gélineau nous explique pourquoi cette année n’en mettra pas plein la vue aux touristes. 

« À Matane, il y a quelques animaux mais on est loin de ce qu’il s’est produit l’année dernière. Et c’est pareil pour Sept-Îles » constate le spécialiste des baleines sur la Côte-Nord qui est en contact avec des chercheurs et des croisiéristes des deux côtés des rives sur Saint-Laurent. 

Si les petits rorquals et autres petits mammifères marins comme les phoques sont visibles en grand nombre, les touristes ont moins de chance d’observer des baleines à bosses ou des baleines bleues. 

L’hiver rigoureux explique le phénomène. Le froid a permis un bon développement du phytoplancton dans l’entrée du Golfe du Saint-Laurent ce qui permet aux baleines de bien se nourrir sans avoir besoin d’aller jusqu’au fleuve. « Tant qu’il y a de la bouffe, les animaux ne vont pas plus loin » explique Jacques Gélineau.

L’offre touristique manque

Actuellement les plus vastes cheptels sont toujours dans les entrées de l’estuaire en Gaspésie et du côté de Blanc-Sablon. Le navigateur croît qu’elles vont progressivement occuper le territoire du côté est et ouest pour le reste de la saison. Les baleines à bosses arrivent progressivement dans l’archipel de Mingan « on a récemment observé une mère et son veau ». 

Mais là où les mammifères sont observées cette année, il n’y a pas de croisiéristes aux baleines : « à Mingan, la station de recherche n’amène pas de touristes et les croisières observent surtout les petits mammifères marins. Y’a de l’espace pour créer des entreprises »

Les autres animaux sont nombreux

Le navigateur passe l’été à Longue-Pointe-de-Mingan où il propose des croisières dans l’archipel pour le compte de la famille Loiselle. Il constate la présence d’une grande variété d’animaux qui valent autant le détour que les gros mammifères marins : « on a ici une cohorte de plusieurs centaines de phoques gris, des macareux, et beaucoup de marsouins en plus d’une vingtaine de petits rorquals ».