Les centres d’hébergement de Sept-Îles et Uashat sont pleins et 40 personnes vivent dans la rue

La nuit des sans-abri fournit l’occasion de prendre connaissance du portrait de l’itinérance à Sept-Îles-Uashat. La maison Transit Sept-Îles et la maison pour les Innus de Carl Michel sont occupées à pleine capacité. «Il me reste 40 personnes sans-abri», témoigne la travailleuse de rue responsable de l’itinérance dans la métropole régionale Nicole Lavoie.

Le Centre d’intervention Le Rond Point qui l’embauche, L’Âtre et Transit Sept-Îles organisent la Nuit des sans-abri à 18h ce vendredi au Vieux-Poste de Uashat sous le thème «Sans toit, ni choix». Le rassemblement solidaire et festif vise à contrer la stigmatisation des personnes qui vivent en situation d’itinérance.

Une crise du logement en plus

Le Rond Point les accueille le jour en semaine dans sa maison de la rue Tortellier. L’organisme offre une soupe populaire. La travailleuse de rue du Rond Point Nicole Lavoie voit quotidiennement des gens qui ont épuisé les ressources disponibles auprès d’amis ou de leur famille pouvant les dépanner.

Entrevue avec Nicole Lavoie, travailleuse de rue Centre Le Rond Point de Sept-Îles

La crise du logement complique la recherche de solution à peu de frais et augmente l’itinérance chronique dans la région. Nicole Lavoie remarque aussi que plusieurs sans-abri arrivent des secteurs de Schefferville, de la Minganie ou de la Basse-Côte-Nord pour espérer plus de commodités dans le centre urbain Sept-Îles, Uashat mak Maliotenam.

«Sans toit, ni choix»

Les organismes communautaires fournissent des tentes et des trousses de survie aux sans-abri à Sept-Îles. Il n’y a pas toujours de solutions qui conviennent dans certains cas, précise la travailleuse de rue Nicole Lavoie. Il faut de la tolérance, surtout l’hiver, si ces personnes s’installent dans une entrée d’immeuble à logements ou un édifice public.

Depuis plusieurs années, des organismes communautaires réalisent des activités de sensibilisation sur l’itinérance et la pauvreté à Sept-Îles pour la Nuit des sans-abri. Celle du Vieux-Poste prendra la forme d’un feu de joie animée par des chansonniers avec de soupe gratuite, du café chaud, quelques surprises et une friperie sur place. «En toute simplicité», annonce l’organisatrice.