Les crevettiers évitent la catastrophe

La baisse du coût du carburant durant le plus fort de la saison de la pêche aura permis d’éviter une catastrophe financière pour les crevettiers cette année.

« Si on parle de rentabilité, c’est sûr que ça ne sera pas une bonne année. Par contre, ça n’a pas été aussi catastrophique qu’on l’appréhendait en début d’année », mentionne le directeur de l’Office des pêcheurs de crevette du Québec, Patrice Element.

Deux éléments expliquent principalement cette situation : une meilleure entente pour le prix au débarquement avec les transformateurs et le prix du carburant qui a baissé au cours de l’été contrairement à ce qui était prévu.

« Globalement, sans avoir vu les chiffres de chacune des entreprises de pêche, je m’attends à ce qu’on atteigne une rentabilité marginale ou dans d’autres, un déficit gérable. Il n’y a personne qui va se mettre riche, mais il n’y a personne qui va se mettre en faillite non plus », illustre M. Element.

Dans la zone estuaire, la pêche a été excellente. Dans zone Sept-Îles, les captures ont été à la hauteur des attentes.

À Anticosti, ça a été variable, mais les dernières semaines ont été intéressantes.

« La crevette qui normalement est relativement petite dans cette zone semble être un peu mieux en termes de grosseur », mentionne M. Element.

Le quota abaissé à 15 812 tonnes cette année, en diminution de 12 % sur l’an dernier, devrait être capturé en entier.

L’an prochain, une nouvelle baisse de 8 % est déjà annoncée pour un total de 14 524 tonnes.

« On aimerait pouvoir convaincre Pêches et Océans que la baisse de l’an prochain n’est pas justifiée. Mais comme elle a été annoncée de manière claire, je ne sais pas si on va être capable de faire des changements à ce niveau-là », dit de façon réaliste M. Element.

Le bilan complet devrait être disponible au début du mois de décembre.