Les gens d’affaires de la Côte-Nord trouvent que Québec n’en fait pas assez pour contrer la pénurie de main d’œuvre

Plusieurs restaurants sont sévèrement touchés par la pénurie de main d'œuvre.

L’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord est convaincue que la région est la mieux placée pour contribuer à la réussite du plan pour une économie verte 2030. Toutefois, Québec ne répond pas adéquatement aux besoins des entreprises en ce qui concerne l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre.

L’Alliance a réagi hier au budget du Québec 2022-2023, en proclamant la Côte-Nord comme un incontournable pour la relance économique. Les dépenses d’environ 1G$ visant à stimuler la transition énergétique avec la première stratégie sur l’hydrogène vert et les biénergies, serviront à la Côte-Nord.

En contexte de pénurie de main-d’œuvre, les Chambres de commerce demeurent insatisfaites des mesures annoncées. La stratégie du gouvernement du Québec de miser sur la formation ne suffit pas. Elle ne répond pas aux attentes des commerces de détail, des entreprises de services et des restaurants. Avec un important déclin démographique et un taux de chômage à son plus bas, la Côte-Nord doit se tourner vers l’immigration.

Le milieu économique régional demeure aussi sur son appétit en ce qui concerne le transport aérien régional. L’Alliance sera attentive également aux prochaines annonces concernant le Plan québécois des infrastructures (PQI). Aucun nouveau montant n’a été accordé au projet du Pont sur la rivière Saguenay, que réclament les Nord-Côtiers depuis plusieurs années.

L’Alliance milite afin de trouver une solution au manque de place en garderie dans la région. Elle est déçue que cette problématique ne figure pas dans les priorités du gouvernement. À cela s’ajoute, la crise du logement qui n’affecte pas uniquement que les ménages à faible revenu.