Les Innus et les Anglophones de la Basse-Côte-Nord déplorent l’adoption de la Loi 96 sur le français

Les liens qui unissent les Anglos, les Francos et les Innus sont profonds, selon les maires de la Basse-Côte-Nord. (photo bassecotenord.com)

Les Premières nations qualifient la Loi 96, adoptée mardi dernier, de grand pas en arrière qui rend incertaine la réconciliation. Alors que les Anglophones, majoritaires en Basse-Côte-Nord, craignent les impacts de la nouvelle législation du gouvernement de la CAQ pour protéger le français au Québec.

Vivement préoccupés, les élus de la MRC du Golfe Saint-Laurent qui regroupe les municipalités entre Kégaska et Blanc-Sablon, entendent être proactifs et surveiller l’application de la Loi pour éviter la discrimination dans les services publics bilingues.

Le conseil des maires a participé au groupe de travail sur l’avenir du français au Québec, pour sensibiliser les députés de l’Assemblée Nationale à la réalité de la région. La diversité des cultures et des langues constitue la richesse de la Basse-Côte-Nord et les liens qui unissent les Anglos, les Francos et les Innus sont profonds, selon les maires.

La Basse-Côte-Nord est peuplée majoritairement d’anglophones.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Ghislain Picard, prétend que la Loi 96 passera à l’histoire pour un ensemble de mauvaises raisons. La majorité francophone au Québec nie les droits des autres pour affirmer les siens et affirmer brutalement sa suprématie sur d’autres nations qui partagent un même territoire, se désole le chef Innu Ghislain Picard.