Les leaders de la Basse-Côte se positionnent : pas de barrage sur Petit Mécatina sans route jusqu’à Blanc-Sablon

Après les quatre barrages de La Romaine, Hydro-Québec envisage d'harnacher la Petite Mécatina. Photo: Benjamin Ducornait - Macotenord.com

Les élus de la Basse-Côte-Nord sont toujours en attente des plans concrets d’Hydro-Québec quant à ses aspirations dans la région. Ils estiment que l’acceptabilité du projet ne pourra être obtenue sans la finalisation de la route 138, de Kegaska à Blanc-Sablon, avant le début des travaux pour un complexe hydroélectrique sur la rivière du Petit Mécatina.

L’acceptabilité sociale est impossible si le gouvernement ne complète pas la route 138, croit la préfète de la MRC et mairesse de Saint-Augustin Gladys Driscoll Martin. « Après des décennies d’attente, le constat est que les alternatives de transport actuelles ne sont pas fiables et ne répondent pas aux besoins de la population », dit-elle.

Trop de transport pas fiable

Les élus de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent se disent conscients des besoins de la province de produire une énergie propre et renouvelable pour alimenter la transition énergétique en cours mondialement. Ils conviennent que l’hydroélectricité a été un moteur de développement économique pour le Québec. « Il est donc normal qu’un nouveau projet en Basse-Côte-Nord s’accompagne d’une solution structurante pour permettre à notre région de vivre le développement qu’elle mérite, soit le parachèvement de la route 138. »

Gladys Driscoll Martin considère que seul un lien routier permettra un accès fiable aux services essentiels, freinera le déclin démographique et ouvrira la porte au développement économique. « Le parachèvement de la route 138 demeure la priorité absolue pour le futur de notre région. Notre population a trop attendu et en subit les conséquences chaque jour », conclut la préfète et mairesse.

La MRC du Golfe-du-Saint-Laurent reconnaît que la rivière du Petit Mécatina est importante, tant pour les autochtones, francophones et anglophones.