Les Premières nations n’ont pas le cœur à la Fête le 1er juillet

La Journée nationale Vérité et Réconciliation a permis d'amorcer un processus de consultation et de guérison avec les survivants du pensionnat de Mani-utenam. (photo Daniel Potvin)

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador invite la population à une marche et une vigile le jeudi 1er juillet sur le site de l’événement «KWE! À la rencontre des peuples autochtones» à Québec. Après les récentes découvertes de centaines de corps d’enfants disparus dans les pensionnats indiens, «nous n’avons certainement pas le cœur à la fête du Canada» déclare le Chef Ghislain Picard.

Évidemment, le choix du 1er juillet n’est pas un hasard. Les chefs des Premières nations proposent à la place de la fête du Canada, une mobilisation en soutien aux familles qui vivent des moments extrêmement éprouvants.

Les chefs Innus se réunissent à Unamen Shipu mardi et mercredi. Ils discuteront d’une proposition pour faire du 1er juillet un jour de deuil national en mémoire des enfants autochtones disparus ou assassinés.

Tous les chefs autochtones ont été choqués par la découverte de 751 tombes anonymes près d’un pensionnat en Saskatchewan, quelques jours après celle des restes de 215 enfants en Colombie-Britannique. «Nous honorerons jeudi leur mémoire avec respect, dignité et bienveillance», annonce le chef de l’APNQL Ghislain Picard.