Les retraités de Cliffs de Sept-Îles et du Labrador remportent une grande victoire avec l’adoption de la loi C-228

Les Métallos de la Côte-Nord ont réalisé de nombreuses démarches, se déplaçant jusqu'à Ottawa avec la députée Marilène Gill pour soutenir les retraités de Cliffs Mines Wabush.

La députée de Manicouagan Marilène Gill et le syndicat des Métallos crient victoire au nom des retraités de Cliffs Mine Wabush de la Côte-Nord et du Labrador, à la suite de l’adoption par le Sénat du projet de loi C-228. C’est le combat des retraités au lendemain de la faillite de la compagnie minière qui a initié le long processus vers l’adoption d’une loi fédérale protégeant les fonds de pension.

La députée Gill a été la première à déposer un projet de loi privée pour mettre le sujet à l’ordre du jour. «C’est enfin l’heure de crier victoire, pour nos travailleurs et pour nos retraités», déclare-t-elle.

Le projet de loi obtiendra directement la Sanction Royale, et deviendra une loi, à la grande satisfaction du Bloc Québécois. «Ce dossier, je l’ai porté pour les gens de Cliff, de chez nous et du Québec. Plus jamais les retraités n’auront à vivre l’injustice de perdre ce pour quoi ils ont travaillé toute leur vie», explique Marilène Gill.

Entrevue avec Marilène Gill députée de Manicouagan

Victoire signée Métallos

Les retraités et les militants du syndicat des Métallos ont multiplié les démarches auprès des politiciens. «La loi sur la protection des retraites en cas de faillites existe maintenant bel et bien, et c’est grâce aux retraités de Cliffs sur la Côte-Nord qui se sont mobilisés depuis plus de 8 ans. C’est aussi grâce à l’engagement constant à nos côtés de la députée bloquiste Marilène Gill», souligne le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux.

Les Métallos se sont rendus à quelques reprises à Ottawa rencontrer des députés et sénateurs pour les convaincre de la nécessité de mieux protéger les retraites en cas de faillites. Coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre se souvient bien de l’intensité de la mobilisation. «Quand on s’est embarqués en 2016 dans un autobus avec un groupe de retraités de Cliffs dont les rentes étaient amputées pour aller au Parlement, on était loin de se douter qu’on en arriverait là aujourd’hui».