Les visiteurs se font rares en Basse-Côte-Nord

Le Bella Desgagnés (Crédit photo: relaisnordik.com)

La croissance de l’industrie touristique en Basse-Côte-Nord a reculé de quelques pas avec la pandémie. Alors que les Québécois compensent à l’absence de visiteurs étrangers partout ailleurs dans la région, les villages non reliés au réseau routier à l’exception d’Anticosti demeurent peu fréquentés cet été.

La proposition d’une offre touristique était impossible l’an dernier et reste difficile cette année, avec l’interdiction d’embarquer des passagers puis celle encore en vigueur d’opérer le restaurant ou de réaliser de l’animation touristique à bord du navire Bella Desgagnés, explique la directrice de Voyage Coste Alberte Marcoux. La désorganisation du transport aérien régional a aussi compliqué les choses.

La coopérative en tourisme équitable Voyage Coste est vouée à la promotion et au développement touristique de la Minganie et la Basse-Côte-Nord. Rien de facile alors que pendant un an, seules les personnes se déplaçant pour des raisons essentielles ont eu accès aux communautés isolées à l’est de Kégaska.

La directrice admet qu’il était aussi difficile de répondre à la demande pour l’organisation de voyage en Basse-Côte-Nord encore cette saison avec les nombreux changements dans les mesures sanitaires liées à la pandémie jusqu’en juin.

Au moins, le gouvernement du Québec va aider un peu avec l’annonce hier de la reprise du volet aérien du programme Explore Québec pour les régions éloignées des grands centres. Il donne accès depuis hier de l’argent neuf pour les agences offrant des forfaits aériens notamment pour la Gaspésie, l’Abitibi, le Saguenay et la Côte-Nord. Le programme permettra aux voyageurs d’économiser jusqu’à 50 % du prix du billet d’avion.