L’idée d’un hôpital régional innu se discute depuis le Sommet des élus de la Nation

Les élus des Premières nations Innues du Québec se sont réunis au Lac Beauport. (Photo Courtoisie Nation Innue)

Le chef d’Ekuanitshit Jean-Charles Piétacho alimente l’idée de créer un hôpital régional innu sur les réseaux sociaux. L’embauche de personnel soignant par une organisation gérée par les élus des conseils Innus éviterait le racisme systémique dans l’administration des soins de santé et des services sociaux, estiment les chefs et conseillers qui participaient au Sommet de la Nation Innue jusqu’à jeudi.

L’autonomie gouvernementale des conseils de bande était au centre des discussions à ce 2e Sommet de la Nation Innue. «Il n’est pas question de mettre de côté nos belles relations avec nos voisins Québécois, mais nous prendrons les actions pour être maître chez nous, dans nos communautés», explique le chef des Innus d’Unamen Shipu Bryan Mark.

«La confiance n’y est plus avec les gouvernements après les pensionnats», décrit Bryan Mark. «Nous voulons prendre en charge les services. Un hôpital innu sur la Côte-Nord, c’est ambitieux, mais ça se peut». Le porte-parole des élus de la Nation Innue ne veut plus d’histoire de racisme dans les services aux Premiers occupants de la Côte-Nord comme celle de Joyce Echaquan à Joliette.

Extrait Bryan Mark chef porte-parole de la Nation Innue.

Cette volonté commune d’autodétermination des élus des conseils Innus touche les secteurs de l’éducation, la Sécurité publique, la Santé, Services sociaux et la DPJ. La Nation Innue a fondé jeudi un Secrétariat permanent pour faire progresser les dossiers politiques collectifs pour les neuf communautés, comme la protection du caribou, la reconnaissance des droits ancestraux et l’autonomie gouvernementale.

Entrevue avec Bryan Mark chef des Innus Unamen Shipu et porte-parole de la Nation Innue
La délégation d’Unamen Shipu, dont le chef Bryan Mark, au 2e Sommet de la Nation Innue