L’industrie s’inquiète de la perte de 12% des droits de coupe dans la forêt de la Côte-Nord

Le Forestier en chef a annoncé ce mardi une baisse de la possibilité forestière qui n'a pas plu à l'Industrie

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec est très inquiet après l’annonce aujourd’hui d’une importante diminution de la possibilité forestière par le Forestier en chef. Les industriels demandent une rencontre avec le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Ils réclament un juste équilibre entre protection et exploitation du territoire.

Le Forestier en chef Louis Pelletier a dévoilé les résultats des possibilités de la période 2023-2028. Dans le cas de la Côte-Nord, la réduction des coupes forestières se chiffre à 12% pour les arbres les plus rentables comme le pin, le sapin et l’épinette. Ailleurs au Québec, la possibilité forestière augmente de 3% pour la même période.

La diminution en forêt nord-côtière aura des conséquences graves sur le développement économique et la vitalité de la région, calcule le Conseil de l’industrie forestière du Québec. Il demande la création d’aires d’intensification et l’augmentation des travaux sylvicoles.

Le gouvernement doit investir dans la plantation pour corriger les lourds dommages infligés à la forêt par la tordeuse des bourgeons de l’épinette, selon le Conseil de l’industrie forestière. Le président Jean-François Samray précise que l’industrie veut travailler avec les approvisionnements nécessaires et la prévisibilité qui permettra de fournir le bois dont les Québécois ont besoin tout en contribuant à une relance verte.