L’Institut national des mines invite les travailleurs à aller chercher un diplôme

L’Institut national des mines qui veut développer au Québec la meilleure main d’œuvre au monde dans le domaine minier a lancé une nouvelle publication sur la reconnaissance des acquis et des compétences de travailleuses et travailleurs du secteur.

C’est dans le but d’encourager la diplomation de travailleurs miniers que l’Institut publie une étude qui met en avant trois parcours principaux pour faire reconnaître ses compétences.

Cette volonté part d’un constat : beaucoup de travailleurs sont dans le domaine depuis de nombreuses années mais n’ont pas officiellement un diplôme. À un moment de leur carrière, cela peut devenir un problème, constate Rachel Bélisle, professeure-chercheur à l’Université de Sherbrooke qui a réalisé l’étude.« Les gens très expérimentés n’ont pas accès à certains postes car ils n’ont pas le diplôme exigé. Pourtant ils ont les compétences requises. »

Comment se passe la reconnaissance ? 

Le travailleur d’expérience qui souhaite une reconnaissance est rencontré par un enseignant qui va l’observer dans son travail. C’est une démarche qui peut se faire rapidement pour ceux qui travaillent depuis longtemps dans le secteur, explique Mme Bélisle.

Les travailleurs qui souhaitent se lancer peuvent se rapprocher d’un Centre de formation professionnelle pour adulte afin de connaître la démarche à suivre.

Une porte d’entrée dans le secteur

La reconnaissance des acquis et des compétences s’adresse aussi à ceux qui ont envie de devenir travailleur minier mais qui n’ont pas de formation officielle. Rachel Bélisle prend l’exemple d’un conducteur de machinerie lourde qui aurait la compétence pour exercer dans une mine et à qui il manquerait simplement un diplôme.

Entrevue avec Rachel Bélisle, professeure-chercheur à l’Université de Sherbrooke qui a réalisé l’étude pour l’Institut national des mines.