Marilène Gill pose un geste symbolique envers les peuples autochtones

Les députés bloquistes Simon-Pierre Savard-Tremblay et Marilène Gill à la cérémonie levée du drapeau des survivants ce mardi 30 août.

La députée de la Côte-Nord et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’affaires autochtones participe aujourd’hui à Ottawa, à la cérémonie du hissage du drapeau des survivants. «C’est le symbole d’un devoir de mémoire et de réparation», selon Marilène Gill.

La députée de Manicouagan sera sur la colline du Parlement, en présence de survivants des pensionnats autochtones. «C’était la chose à faire. Ce drapeau commémoratif a été créé par les survivants des pensionnats pour témoigner de leur souvenir de ce système absolument odieux. Magnifiquement, fièrement, voilà qu’il flotte sur la colline parlementaire», se réjouit l’élue des Nord-Côtiers.

Elle ajoute que c’est plus qu’un devoir de mémoire envers ces milliers de vies perdues et touchées par les pensionnats. «Ce drapeau représente maintenant et pour toujours un devoir de réparation envers les peuples autochtones. Nous n’oublierons jamais», a fait valoir la députée Gill ce matin.

Le Bloc Québécois demande que le fédéral offre aux communautés toutes les ressources nécessaires pour lever le voile sur la réalité historique des pensionnats autochtones. Il demande également aux églises d’ouvrir leurs archives, en plus d’assurer la prévisibilité et la pérennité du financement des programmes permettant la guérison des victimes des pensionnats.

Pour la porte-parole du Bloc, la levée du drapeau des survivants est un symbole important et nécessaire. Toutefois, il ne faut pas croire que ce sera suffisant. «Des actions concrètes devront suivre afin d’avancer sur le chemin de la vérité et de la réconciliation. J’y veillerai personnellement, conclut Marilène Gill, qui réaffirme sa volonté à porter la voix des Innus, des Naskapis et de tous les peuples autochtones à la Chambre des communes.