Meilleures perspectives d’avenir pour Alouette et les alumineries du Québec

L'aluminerie Alouette de Sept-Îles

L’abolition de la surtaxe américaine sur l’aluminium du Québec vendu aux États-Unis, constitue une bonne nouvelle pour les alumineries de Sept-Îles et Baie-Comeau, mais l’industrie doit encore faire face à la surproduction chinoise.

L’annonce cet après-midi par le Premier ministre Justin Trudeau d’une entente qui met fin aux tarifs douaniers sur l’exportation d’acier et d’aluminium aux États-Unis a de quoi réjouir les actionnaires d’Alouette et des autres alumineries du Québec.

Aluminium au plus bas prix

L’aluminium du Québec est surtout vendu aux États-Unis et se voyait imposer une surtaxe de 10%. En plus, le prix de l’aluminium a subi une forte baisse sur le marché mondial. Il a atteint cette semaine son niveau le plus bas des 5 dernières années à 1765$ US la tonne.

«La levée complète des tarifs est une grande victoire pour l’industrie nord-américaine», proclame le président et chef de direction de l’Association de l’aluminium du Canada (AAC), Jean Simard. Il dit apprécier les efforts des gouvernements pour régler le conflit qui a déstabilisé l’industrie.

L’AAC qui regroupe Alcoa, Rio Tinto et Aluminerie Alouette Sept-Îles, souhaite maintenant rester unis au sein de l’accord Canada-États-Unis-Mexique, pour relever «le défi fondamental que doivent relever les producteurs d’aluminium du monde entier : la surcapacité injustement subventionnée en Chine», précise Jean Simard.