Migration interrégionale: la Côte-Nord toujours en déficit

L'économie florissante et les paysages de la Côte-Nord ne suffisent pas pour freiner le déclin de la population.

Pendant que la Gaspésie cumule une croissance de population record, la Côte-Nord a encore obtenu un solde migratoire négatif avec 63 citoyens de moins entre le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021. Seules les régions urbaines de Montréal et Laval ont perdu plus de résidents que la Côte-Nord dans le contexte pandémique, selon l’Institut de la statistique du Québec.

La population nord-côtière est en déclin depuis 2013. Elle est estimée à 90 500 habitants. Les rapports de l’ISQ soulignent toutefois que le rythme de la décroissance ralentit. Après avoir perdu 656 citoyens en 2018, ce fut 443 en 2019, 111 en 2020 et 63 en 2021.

Au Québec, 232 000 personnes ont changé de région administrative, soit 19% de plus qu’au cours de l’année 2019-2020. Plusieurs régions ont enregistré leurs plus forts gains dans leurs échanges migratoires, comme les Laurentides, Lanaudière, l’Estrie, la Mauricie, la Gaspésie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

En dehors des grands centres, les seules régions qui n’ont pas connu de progression notable de leur bilan migratoire interne en 2020-2021 sont l’Abitibi, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec.