Multiples bris d’aqueduc à Sept-Îles | Explications de ce phénomène automnale

La fermeture devrait prendre fin à 17h (Photo Macotenord.com)

Le réseau souterrain septilien de plus de 400 km de tuyaux est mis à rude épreuve cet automne. Après un bris sur la rue Napoléon hier, c’est l’avenue Gamache qui a dû être fermée ce matin entre Smith et des Braves. 

Le phénomène est annuel et revient à chaque automne. Ces bris d’aqueduc sont dûs au changement de température créant un choc thermique entre l’eau qui est puisée au lac des rapides et qui est plus froide que l’eau déjà présente dans les conduits. 

Les explications du directeur général de la Ville de Sept-Îles -Patrick Gwilliam.

Ce type de problème saisonnier est d’autant plus répandu à Sept-Îles puisque l’eau est puisée directement en surface et est donc plus soumise aux variations de température par rapport à des municipalités qui prennent leur eau dans une source souterraine. 

Chaque bris coûte cher

Entre 25 et 35 000 dollars, c’est la facture moyenne pour un bris d’aqueduc à Sept-Îles, affirme M. Gwilliam. « Le plus cher n’est pas la réparation en elle-même qui est faite par les équipes de travaux publiques mais plutôt le pavage et l’excavation qui sont données à contrat. »

Des points faibles à améliorer

Ce sont bien souvent les points les plus faibles du réseau qui sont touchés, des endroits que le service de travaux publics cible ensuite pour faire des travaux plus importants. 

« Chaque année, on a également des programmes d’entretien de nos tuyaux et ça nous permet de cibler les endroits qui doivent être améliorés en priorité », ajoute le directeur général. 

Le réseau a plus de 50 ans – Patrick Gwilliam

Réparer un bris d’aqueduc prend en général une douzaine d’heures ce qui permet à la ville de pouvoir le faire dans la journée. Dans le cas du bris sur l’avenue Gamache, la fermeture de la section devrait prendre fin ce soir, à 17 heures.